Shorty
Parlons-en.
Combien de fois fais-tu l'amour par semaine, toi, en général ?
Surpris de la réponse, je pose la question à un sexe opposé; même fréquence.
Chacun trouve des arguments rassurant pour se conforter dans l'idée qu'il n'y a pas que ça dans le couple et puis, les enfants, le boulot, le quotidien, l'âge, patati patata, ne facilitent pas la tâche... Et pourtant en creusant bien, l'aveu tombe finalement sur le fait que d'augmenter le nombre des rapports seraient appréciables pour son propre équilibre et le moral du couple.
Le problème vient souvent de l'autre et inversement.
Sommes-nous égaux face à la testostérone ?
Nous ne le sommes pas en tout cas, sur les principes moraux et religieux.
Sommes nous des obsédés sexuels parce que nous avons quotidiennement du désir pour notre partenaire ?
La question est absurde, les couples s'accordent plus ou moins bien en fonction d'affinités diverses dans des
proportions variées selon les fameux "trois étages", du cérébral en passant par le cœur et finissant par le sexe.
Le sexe.
Le moteur de notre espèce, dompté, civilisé, sociabilisé afin d'éviter les débordements anarchiques d'une tribu, devenue un village puis une ville pour finir dans les frontières d'une nation.
Ce sexe si intelligemment caché, suggéré n'a jamais autant créé de pulsions inconscientes et généré par la même occasion des profits colossaux grâce à la frustration et aux fantasmes dans le domaine de la pornographie et de la publicité.
Le sexe est devenu une source d'inspiration et de profit pour vendre au delà de tout ce qui peut s'acheter...
Le sexe flotte dans notre atmosphère, nous le respirons, nous le voyions, nous le désirons.
Parce ce que c'est bon, parce que c'est beau.
Alors, quand on a la chance d'avoir ce privilège absolu lorsqu'il est couplé aux deux autres « étages », on peut se payer le luxe d'être moins riche.
Et moi, ça m'arrange.
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