Tour à tour victime et bourreau, les gens, les autres qui ne sont autre que nous mêmes, endossent un rôle qu'ils choisissent malgré eux, malgré nous.
Nos choix personnels ne sont pas toujours en adéquation avec ceux de nos proches.
Le bourreau est l'initiateur d'une décision culpabilisante, la victime subit, dans l'incompréhension la plus totale,
une souffrance plus forte qu'elle.
Que l'on soit bourreau ou victime, le rôle est inconfortable dans les deux cas.
Il paraît qu'il faut communiquer, verbaliser, expliquer encore et encore mais cela ne change pas le cours des évènements malheureusement.
Entre les deux, on ne se pose pas de question, on émet nos avis de spectateur assis dans le box des jurés.
On vit dans l'échange et les compromis en oubliant bien vite à quel point il est bon de vivre en temps de paix.
Et si c'était ça, le luxe, vivre en temps de paix ?
La vie comme l'art est une question de choix.
Bien choisir ses matériaux, ses amis, son métier, ses amants, ses mots et ses actions, c'est choisir les ingrédients pour une recette réussie.
Il nous arrive parfois de prendre des risques en ajoutant une épice inconnue dans la mixure pour varier les goûts au risque de rater un dîner aux chandelles.
L'erreur est de croire qu'il n'y a qu'une seule bonne recette, un seul choix valable, une seule direction. On prend le chemin qui s'offre à nous et on s'adapte, on corrige ou on fait demi
tour.
La nature humaine n'est pas une science ni un théorème ou une formule magique.
Elle est mouvante et imprévisible comme le vent, la bise, une tornade et pourquoi pas belle et troublante comme une aurore boréale.
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