Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 11:11
 






Regarder à travers la vitre d'un train.

Voir le paysage défiler rapidement au premier plan et lentement au second, voir sans prendre le temps d'observer le défilement permanent de ces paysages monotones, ponctués parfois par de petites touches d'incongru.

Parcourir les plaines, les régions, prendre conscience des distances, des âmes qui vivent ici et là.

Lancinant est le le rythme de la musique qui illustre ce défilé.

Sentir le désir de s'échapper le temps d'un trajet, apprécier le départ pour son retour prochain.

Je me souviens de ces « Majorettes » que l'on glissait sur nos routes ensablées.

Les camions aussi.

Les carrosseries métallisées garées précieusement sur le parking de nos propriétés de cailloux.

L'amitié commençait là, devant nos fiertés invitées et garées les unes à côtés des autres.

Nous construisions des parcours, des chemins pour atteindre une destination, celle qui rassure, qui réchauffe, qui nourrit et repose.
Prendre cette fameuse route pour rejoindre la nappe cirée de nos copains sous la chaude lueur du tungstène. On est grand, on boit notre chocolat chaud comme le café de nos vieux.


Le son de la cloche passée, nos bolides dans la poche, alignés dans le rang, nous parcourions encore ces futurs lignes imaginaires.







Par Victormad
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