S'il me fallait emmener un seul album complet sur une île déserte, j'hésiterai longtemps entre le "Köln Concert" de Keith Jarrett et « Absolutely live » des Doors.
Deux albums « fleuve » dans lesquels la musicalité se perd dans les abîmes de l'introspection.
Allongé sur le tapis volant du salon, un ange me montre la direction des courants favorables vers ces mondes
imaginaires.
Non, je n'ai pas fumé...
Je sens juste le rythme du quotidien emmené par la main gauche du pianiste pendant que la main droite du virtuose signe des envolées "carillonnantes" semi improvisées dignes des
plus grands moments de bonheur aux pires évènements de nos vies.
Ou alors, me laisser envouter par les cris chantés d'un homme, noyés dans les crachats d'une guitare et d'un clavier
approximatif heureusement transportés par la magie vocale et l'aura d'un poète Rock à la beauté indécente.
La musique est à l'image de notre vie, un roman fleuve, un torrent d'espoirs qui nous transporte dans les dimensions
sonores de nos peurs.
Je ne veux plus avoir peur.
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