Les « Moi je » s'échangent comme une balle au tennis. A croire que c'est notre sport favori à tous.
Notre nombril nous guide et nous dirige vers les autres pour se regarder dans le miroir de notre partenaire de « je ».
Imposant de respect, les muets et les timides nous calment et pourtant ce sont les rares qui nous intéressent
réellement et qui nous incitent malgré eux à leur poser des questions.
« Moi je »
suis une grande gueule.
« Moi je »
ne suis pas heureux.
« Moi je »
cherche mon « L » mon verso, mon regard complice derrière une mèche de cheveux.
« L » mon aimant, mon fil d'Ariane, mon armure, mon champ magnétique.
« L » conjuguée au futur, enlèvera mon
« moi je »
pour me rendre mon
« toi ».
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