Vous avez éloigné vos enfants à plus de cinq mètres de votre serviette de plage pour être Zen mais une mère laisse son fils hurler à cause d'un caprice à quelques mètres de votre campement. L'enfant ayant finalement gagné le droit d'aller manger une glace en ville laisse échapper un soupir de soulagement pour les Parisiens que nous sommes. Fraichement installés sur le sable, deux sœurs d'une trentaine d'années dont l'une se vante de sa pratique du Body Surf à Noirmoutier commencent à jouer à la raquette de plage à deux mètres de nos têtes en ne cessant pas de parler fort, « tac tac tac tac... bla bla bla...» J'attends que la petite balle de caoutchouc vienne s'échouer malencontreusement sur moi pour leur signifier une moue ironique.
Inutile d'essayer de fermer l'œil et d’espérer un moment de repos après deux bonnes heures de route. On s'assoit alors pour bronzer et surveiller notre progéniture en contre-jour, les mains et les ongles raclant le sable humide. Photo souvenir.
La grande arrive se plaignant que son demi-frère lui ait lancé du sable dans les yeux, ça commence, vacances en famille Top départ ! Et si la délivrance serait d'aller se jeter à l'eau... froide? Il y a un petit vent certain quand même et je crains le retour frigorifié vers la serviette. Je demande à Madame si elle souhaite m'accompagner: "Non"
Ca le mérite d’être clair.
Oh du réseau 3G! J'en profite pour télécharger une appli sur les Marées, ça peut toujours servir.
J'invite finalement un de mes fils qui accepte malgré lui de venir se baigner avec moi, histoire de se motiver. Je le pousse crapuleusement dans l'eau tandis qu'il m'éclabousse et m'incite à plonger d'un coup dans la morsure glaciale de la Manche. L'eau jusqu'aux épaules, la plage devant moi, je regarde la petite tête blonde me rejoindre à la nage, sourire béant, fier comme Artaban avant de s'arrimer autour de mon cou pour se rassurer.
A son âge, je vivais ici.
A son âge je n'avais pas mon père avec moi pour jouer, partager, me faire engueuler. J'attendais ce moment depuis longtemps, une revanche sur mes vieux démons. Être un vrai père, pas spécialement un bon père mais une véritable présence paternelle. Comparer deux périodes de ma vie, une, en tant que fils et l’autre en tant que père.
« Tu n’es pas ton père », maintenant cette phrase a un sens et ces vacances en sont enfin la preuve.
Toutes les photos on été prises avec un iPhone 4 et retouchées avec l'appli ProCamera.
Papa, dessine moi la maison!
Et l'arbre, dessine moi l'arbre!
Papa, tu m'apprends à dessiner !?
A ton tour maintenant...
Aqualud du Touquet, désert en plein mois mois d'Août.
Souvenirs d'enfance
Pour mon frère...
Défi à la con entre potes.
Initiation au Char à Voile.
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