Je ne sais pas si c'est l'âge, mais moi qui fus un inconditionnel de la fourmilière urbaine pendant des années, j'aspire dorénavant à voir du vert.
Pas assez riche pour acheter un 4 pièces aux limites de Paris, pas assez pauvre pour bénéficier d'avantages sociaux, il nous reste les 4ème et 5ème zones Parisiennes pour espérer trouver un bien abordable, et encore...
Cela m'a servi pour donner une leçon aux enfants, « tu vois, si ton père avait mieux travaillé à l'école... ».
On lit à droite, à gauche, que la crise ne fait que commencer, qu'il ne faut pas croire les médias, que nos retraites sont en danger, que le pouvoir d'achat baisse, que le moral des ménages n'est pas à la fête.
Qui faut-il croire ?
Notre portefeuille qui se vide à une vitesse hallucinante dès qu'on sort un petit peu. Que tout est trop cher, sauf la malbouffe, le synthètique et le vulgaire.
Je lis ici, que des banques font d'énormes profits, que d'autres ont détourné des fonds, truqué des chiffres...
Cela donne envie de revenir en arrière comme faisait mon père, sans carte bleue, avec sa liasse en poche pour la journée afin d'être certain de ne pas être dépouillé par un ultime prélèvement, par une énième assurance, une obscure commission.
Je revois les images de nos voisins Grecque entrain de se rebeller face à tout ce gâchis, même si ça n'a pas duré.
Qu'aurions nous fait à leur place ?
La même chose j'imagine, voire pire.
On demande au peuple de se serrer la ceinture pendant que les privilégiés jouissent d'impunités, du luxe et de la sérénité.
Ça sent le souffre et la révolution tout ça.
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