Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 15:55
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Main

Fumées de barbecue, fête de l'école.

 


 

 

 

Un petit tour sur les hauteurs de nos montagnes et nos pupilles font la mise au point sur l'infini.

Petits, nous sommes petits, tels des vers luisants, des vers-mines, des vers-tébrés.

De fragiles asticots recouverts de tissus, de crème protectrice, de chapeaux et de moral.

Vulnérables mais aussi nombreux qu'une fourmilière, nous avons envahi la planète.

L'union fait la force et il faut bien l'admettre, notre intelligence diabolique a fait de nous de redoutables microbes. Une bactérie consciente de sa faiblesse qui cherche à se protéger quand elle ne pense pas à attaquer et à détruire. Quand le reflet de son image ne lui plaît pas, elle s'offusque et s'envenime d'animosité.

La simple vue d'un organisme mille fois plus petit qu'elle, l'effraie en souvenir d'une piqûre juvénile sur sa fine membrane qui lui sert de peau.

On en devient méfiant, naïvement méchant.

 

Devant la proue d'un navire, on écarte nos bras trop maigres en criant :

« je suis le roi du monde »

et on court se réfugier dans nos Bunkers dès que les éléments se réveillent.

La peur habite le ver qui s'abrite derrière des fantasmes de surhomme. Il sait qu'il est allé trop loin face à la nature, contre sa mère nourricière. Il culpabilise et s'est créé un concept abstrait de rédemption pour mieux vivre sa culpabilité d'être égocentrique.

Ne riez pas, il est même allé jusqu'à croire que leur père originel le « Grand Ver Solitaire » était le créateur suprême de tout ce qui l'entourait !

 

Les vers que nous sommes se réunissent tous autour des mêmes centres d'intérêts alors que nous ne supportons pas nos propres voisins.

Quand le ver se repose en vacances autour un trou d'eau, il trouve toujours trop de monde autour de lui.

Les plus beaux spécimens se tortillent tandis que les plus laids se font discrets.

Nous observons les plus jeunes que nous tel un spectateur devant le film sépia de notre biographie, un film qui se répète à l'infini, issu d'une imagination un milliard de fois plus dimensionnée que nous.

 

 

 


 

 

ColorAndBlack

Répétition champêtre au bois de Vincennes.

 

Champetre 1699

Lac de montagne, vert émeraude.

 

Champetre 2082

Fort du Queyras et "ver luisant" sur un rocher.

 

Champetre 2131

"Vers l'infini et au delà "!

 

Champetre 2215

"La descente de l'Escaut" de Franck Venaille avant la descente de la Durance.

 

 

Champetre 2231

Placenta.

 

 

Champetre 2355

"Minéraux et minérale"

 

 

Champetre 2479

L'heure du départ.

 

 

Champetre 2486

Pont en Royans, Isère.

 

 

 

Par Victormad - Communauté : Photographies
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